Rapide portrait du pasteur Pierre Amey

Issu d'une famille modeste, Pierre Amey est né en 1946 à la Sagne, près de La Chaux-de-Fonds dans le Jura Neuchâtelois. Il a vécu une enfance heureuse mais laborieuse car le sport l'intéressait plus que les études! Il est marié, depuis 1969. Deux enfants, aujourd'hui mariés, sont nés de son union avec Jeannette Steudler, laquelle l'accompagne encore aujourd'hui fidèlement et patiemment dans son ministère.

Après une formation d'ingénieur ETS et un passage dans l'industrie, il a entrepris des études de théologie à l'Institut Biblique Emmaüs, puis à la Faculté de Théologie de Neuchâtel. Il a été de 1980 à 2004 pasteur de l'Eglise Réformée Evangélique Neuchâteloise à St-Blaise-Hauterive.

Depuis 2004 il travaille à l'Université des Nations de Jeunesse en Mission. (voir texte ci-dessous)

Sa formation d'ingénieur, alliée à celle de théologien, permet à Pierre Amey d'appréhender les problèmes scientifiques, liés à la compréhension de la parole de Dieu, avec une approche plus "technique" que celle que l'on rencontre habituellement.

Dès le début de son ministère, Pierre Amey s'est très largement investi dans l'étude des thèmes suivants: L'évolutionnisme/le créationnisme, les croyances populaires, le New-Age, les phénomènes paranormaux, les médecines parallèles, l'étude de l'Apocalyptique, etc.

Si ses conférences intéressent des scientifiques aguerris, elles sont aussi claires et développées de manière à faciliter la compréhension de questions difficiles, même pour des non spécialistes.

Pierre Amey est régulièrement sollicité pour des conférences, des débats  ou des émissions de télévision, dont les thèmes sont en rapport avec ses nombreuses et fructueuses années de recherche.
Il voyage régulièrement en Afrique francophone où il donne des conférences et enseignements dans le cadre des églises, des universités et de la Faculté de Théologie de Bangui.

Passionné par et pour Dieu, mais aussi pour la paroisse dont il avait la charge avec le pasteur Jean-Claude Schwab, Pierre Amey est un sportif difficilement fatigable; il a donné une orientation sportive aux camps auxquels il participe pour l'enseignement de la Bible.

Didaskalia a été développé par Pierre avec une partie de ses amis afin qu'un nombreux public puisse, comme eux, profiter de ses larges compétences.

Saint-Blaise, le 1er novembre 2000 


Changement de vie pour Pierre et Jeannette Amey


Madame, Monsieur, chers amis,

Après vingt-quatre ans de pastorat, je m'apprête à entrer dans un nouveau ministère. Par cette lettre, je désire vous exposer la teneur de ce changement important dans ma vie familiale et professionnelle.

Durant ces années, j'ai consacré l'essentiel de mes forces et de mon temps à la Paroisse de Saint-Blaise-Hauterive, avec un accent particulier au service de la jeunesse.

En plus de ce ministère, je me suis engagé auprès des églises de Suisse romande et de plusieurs pays d'Afrique francophone en donnant des conférences - enseignements - séminaires - retraites - émissions de télévision, etc. Dans le cadre de ce ministère, j'ai présidé avec Paul Freiburghaus, durant plus de dix ans, les soirées de louange avec Jeunesse en Mission (JEM) au Temple du Bas à Neuchâtel, ainsi que les trois premiers grands meetings d'évangélisation aux Patinoires du littoral avec Nicky Cruz et Stephen Lungu.

Ce double ministère a été possible grâce à une excellente santé ainsi qu'à l'aide précieuse de mon épouse. Je tiens à remercier très chaleureusement les secrétaires qui, par leurs compétences et leur dévouement, ont assumé une grande partie de l'administration, de la gestion complexe d'une multitude de livres et documents, ainsi que l'informatisation de l'ensemble de mes archives.

Depuis quelques années, plusieurs frères et sœurs, venant d'endroits et de milieux différents, m'ont interpellé en me demandant si le temps n'était pas venu de me consacrer entièrement au ministère d'enseignement pour la Suisse romande ainsi que pour l'Afrique francophone.

Au mois de juin 2002, j'ai été sollicité par Jeunesse en Mission pour développer la partie francophone de l'Université des Nations en Suisse romande, en relation étroite avec l'Afrique francophone (voir annexe).

Après un temps de réflexion et prière avec mon épouse, nous avons eu la conviction que cet appel venait de Dieu. Commençait alors un long processus qui nous a amenés à entreprendre ce grand changement.

Notre désir profond était de continuer de vivre à Saint-Blaise car nous sommes très attachés à la paroisse et au village. De plus, Jeunesse en Mission n'étant pas une église, nous avions donc besoin d'un enracinement ecclésial à l'heure d'entrer dans un ministère de type missionnaire. Ce souhait a été agréé par mon collègue, le pasteur Jean-Claude Schwab et par le Conseil paroissial, avec lesquels nous avons fixé le terme de mon ministère pastoral pour la fin de cette année. Quant à notre déménagement, il aura lieu début novembre 2003.

C'est le couple pastoral Didier et Isabelle Wirth-Decorvet qui nous remplacera. Nous nous réjouissons d'être les paroissiens de ce couple dynamique et très apprécié dans leur paroisse actuelle de Moutier.


De janvier à mi-avril 2004, je suivrai une École de Formation de Disciples (EFD) - eh oui, à cinquante-sept ans ! - à Kalk Bay, à vingt km au sud de Cap Town en Afrique du Sud.
Pourquoi cette étape ? L'École de Formation de Disciples étant la clé d'entrée à l'Université des Nations, il est normal que je prenne ce chemin pour en devenir un des responsables. Quant à l'Afrique du Sud, ce choix est dicté par les trois raisons suivantes :

· C'est un excellent endroit pour mieux comprendre les relations entre les Noirs et les Blancs et par là-même les relations Nord - Sud.
· Je suivrai une école très proche de celle de Burtigny en Suisse (ma future base de travail). Les deux font partie de la Faculté des Communications dirigée par Landa Cope qui sera ma responsable.
· L'anglais me sera indispensable et, croyez-moi, ce n'est pas le moindre des défis sur ma route.

Programme et projets d'avril 2004 à mars 2005

École de Formation de Disciples (EFD) : je serai coresponsable d'une EFD (voir annexe) à Burtigny d'octobre 2004 à fin mars 2005. Cette école sera bilingue (anglais-français). Durant les trois mois de cours intensifs en Suisse, les responsables entourent les étudiants qui viennent de différentes nations. Ils assument également plusieurs semaines de cours et assistent les professeurs externes qu'ils ont sollicités.
Durant la phase pratique de trois mois, les responsables visitent et encadrent les équipes sur le terrain, en général le continent africain.
La responsabilité d'une EFD demande beaucoup de préparation. Il s'agit en particulier de planifier les cours et d'organiser la phase pratique africaine, évidemment complexe.

Enseignement : dès mon retour d'Afrique du Sud, et parallèlement à la préparation de cette EFD, j'enseignerai dans d'autres écoles en Suisse ou à l'étranger. En Suisse romande, l'Université des Nations dispose de trois " Écoles-Séminaires " basées au Chalet-à-Gobet, près de Lausanne, à Châtel-sur-Rolle et à Burtigny.

Conférences et ministère d'édification en Suisse romande : ce ministère exercé occasionnellement depuis plus de quinze ans prendra davantage d'ampleur. D'une part, je désire partager le fruit de nombreuses années de recherche dans divers domaines tels que : science et foi - évolution-création - nouvelles religions - occultisme - médecines parallèles, sans oublier les études bibliques qui me tiennent très à cœur. D'autre part, des paroisses et différentes communautés sont toujours à la recherche de personnes d'expérience pour des retraites ou des soirées d'édification.

Développement du site Web Didaskalia (www.didaskalia.com) : ce site me permet de mettre des enseignements, des méditations et surtout des études bibliques au service de personnes de toute la francophonie. Certains jours, plusieurs dizaines d'internautes visitent le site. Depuis plusieurs mois, je n'arrive pas à y consacrer de temps et je perds la main car le développement d'un site Web exige une pratique régulière, sous peine d'oublier ce que l'on a laborieusement appris.


J'exprime ma profonde gratitude à Jacques Duvoisin pour son aide déterminante. Sans ses compétences, sa grande serviabilité et ses encouragements renouvelés, ce site n'existerait pas. Encouragements qui me parviennent également de personnes habitant des lieux isolés ou vivant dans des pays en guerre. À n'en pas douter, s'il est employé à bon escient et accessible au plus grand nombre, Internet est un instrument de bénédictions en particulier pour les pays en voie de développement. Diffuser largement le fruit de mes recherches depuis mon bureau en Suisse, à moindres frais une fois le matériel acheté, est une grande motivation.

Le projet " Seniors en Mission " : depuis quelque temps, ce projet s'impose à moi avec force. En Occident, de plus en plus de jeunes retraités ou d'aînés en pleine forme sont trop souvent écartés de la société active en dépit de leurs compétences, leur expérience précieuse et leur grande disponibilité. Cependant, ces seniors seraient très appréciés sur le terrain en Afrique lors de courts séjours ou dans le cadre d'un engagement plus conséquent.

Durant ces dernières années, plusieurs amis encore en activité m'ont accompagné dans mes voyages en Afrique. Jean-Claude Praz, André Perrin et Raphaël Stauffer ont vécu une aventure passionnante parmi le peuple Pygmée, réuni en République Centrafricaine pour sa convention annuelle à laquelle j'ai participé comme orateur. Mes amis suisses ont notamment transformé une maisonnette servant de bureau pour les linguistes chargés de l'alphabétisation et de la traduction de la Bible. Le tiers des Pygmées sont chrétiens et beaucoup sont encore analphabètes.

Jean-Claude Praz, ingénieur-architecte, et moi-même avons également effectué deux voyages au Mali. L'an passé, pendant que j'enseignais à Koutiala, Jean-Claude établissait les plans du futur auditorium de six cents places, des maisons pour l'agrandissement de la base de JEM, du futur atelier, du nouveau dispensaire médical, sans oublier un poulailler ! La semaine suivante, nous avons fait trois jours de marche au Pays Dogon en dormant à la belle étoile. Nous étions en route pour Tombouctou où j'ai donné une conférence aux professeurs et aux étudiants de l'École secondaire sur le thème " Dieu et la science ". Nous sommes rentrés en deux jours de pirogue sur le fleuve Niger, seul moyen de transport mis à part l'avion.

Ces expériences me serviront de modèles pour les années à venir. Les Seniors en Mission pourront également être des parrains et marraines pour les jeunes qui effectueront leur phase pratique

La base de Koutiala au Mali : c'est un lieu parfait pour développer le projet Seniors en Mission. Existant depuis de nombreuses années, cette base est en plein développement. Situé à côté de la base de Jeunesse en Mission, le Collège Samuel accueille déjà plus de quatre cents élèves. Deux collèges sur les quatre prévus sont en fonction. L'auditorium est en cours de construction. L'étape suivante consistera à bâtir des ateliers, ainsi que de nouveaux logements pour le personnel. Par la suite, il est prévu de construire une école technique pour les métiers de base comme le travail du bois, du métal ou du cuir.
Un terrain de cinquante hectares situé au bord d'un bras du Niger a été donné à JEM. En plus de la culture des fruits et légumes pour les équipes, ce lieu pourrait abriter une ferme modèle destinée à former des agriculteurs ainsi que les pasteurs de brousse. Sans ressources financières, ces derniers doivent subvenir à leurs besoins comme petits fermiers. Il servirait aussi de lieu de repos et de retraite pour les équipiers de JEM ainsi que pour les Seniors en Mission ou autres visiteurs. Dans ce pays très sec, ce terrain représente un véritable trésor à une heure de piste de la base de Koutiala.

Enthousiasmer la jeunesse pour la mission : ce défi fait partie de mes priorités. Actuellement, en francophonie continentale les effectifs des instituts et autres écoles de formation biblique sont au plus bas. C'est un phénomène difficile à analyser. Certes, vite enthousiasmés à l'idée d'un service dans les pays du Sud, les jeunes le sont beaucoup moins lorsqu'il s'agit de se former durant trois mois ou plus dans une école de leur pays.

Pourtant de nombreux jeunes prennent quelques mois, voire une année sabbatique pour voyager, apprendre une langue et, parfois aussi, travailler un temps dans une ONG ou une mission. En vue de ce temps, la présentation d'un projet global pourrait les enthousiasmer. Dès l'âge de seize ans, accompagnés par des Seniors en Mission, ils pourraient effectuer un voyage de découverte. Par la suite, " l'année sabbatique " s'organiserait ainsi :

- 3 à 4 mois de travail pour financer cette année
- 3 mois à Burtigny pour la première partie de l'École de Formation de Disciples
- 3 mois de pratique dans un pays en voie de développement, si possible en relation avec leurs projets d'études ou professionnels
- 2 à 3 mois de séjour culturel, linguistique et touristique, séjour pouvant avoir pour cadre un service contre la nourriture et l'hébergement

Après cette année, quelques-uns auront découvert une vocation pour les pays du Sud, et poursuivront peut-être leurs études dans le cadre de l'Université des Nations ou, de retour au pays, reprendront leurs études ou leur engagement professionnel.
Ainsi, dès la fin de leur adolescence, les jeunes pourraient se passionner pour un projet global du genre Mali 2005, Rwanda 2006, Kenya 2007, etc. Disposant de contacts bien établis dans plusieurs pays africains, de tels projets sont vraiment réalisables.
Qu'il s'agisse des seniors ou des jeunes, de telles expériences modifieront leur perception du monde ainsi que leur engagement dans la société ou leur vie de retraités.


Financement du nouveau ministère

Les partenaires : A l'instar d'autres grandes missions comme la Société Internationale de Linguistique (SIL), qui traduit la Bible pour les centaines de peuples qui ne l'ont pas encore dans leur langue, Jeunesse en Mission demande à ses douze mille collaborateurs à plein temps de chercher eux-mêmes leur salaire. Les dons pour Jeunesse en Mission sont utilisés pour les bâtiments, l'administration et l'aide humanitaire telle que les cargos d'entraide et le navire hôpital Anastasis.

Trouver notre salaire représente pour nous l'aspect le plus difficile de ce nouveau ministère. Depuis des années, nous avons cherché des fonds pour le poste de secrétariat ou pour des personnes dans le besoin en Suisse et à l'étranger. Mais, comme le dit l'Évangile : Il est plus facile de donner que de recevoir… et, bien sûr, que de demander pour soi-même.

Le comité de référents : face au défi de cette nouvelle étape de vie, nous avons voulu nous entourer de conseillers.

- Jacques et Arlette Duvoisin, restaurateur de pendules anciennes et membres de la Paroisse. Arlette est conseillère et catéchète.

- Rose-Marie Wenger, ma sœur, et ma secrétaire durant six ans, membre de la Paroisse. En plus du 20% qu'elle gardera dans le cadre de la Paroisse, Rose-Marie a été engagée comme secrétaire au Centre Social Protestant et au GBEU.

- Philippe et Nancy Decorvet, couple pastoral à la retraite, fondateurs du ministère d'Oïkos pour les couples et les familles.

- Michel et Murielle Gentil, un des couples pastoraux de l'Église Libre de Neuchâtel.

- Armin et Sylvia Suter, maraîcher-viticulteur à la retraite, syndic d'Aubonne durant de nombreuses années. Armin est un des responsables du mouvement : " Prière pour la Suisse ".

- Georges et Rose-Marie Vuffray, professeur et ingénieur à la retraite, membres de la Paroisse Réformée d'Yverdon. Georges et Rose-Marie sont animateurs des cours Alpha.

Ces amis seront nos vis-à-vis pour l'établissement de notre budget ainsi que pour superviser notre comptabilité par souci de transparence envers ceux qui nous soutiendront. Mon épouse assumera la comptabilité.

Nous sommes persuadés que les dons de ceux qui en auront la vision et les moyens ne relèveront pas seulement du soutien d'un couple sans salaire, mais bien d'un partenariat pour l'œuvre de Dieu en Suisse romande ainsi qu'en Afrique francophone.

Voilà pourquoi, aujourd'hui, nous prenons la liberté de vous adresser cette lettre. Pour les uns, il s'agira seulement d'une information ; pour d'autres, ces lignes donneront l'occasion de contribuer à nos besoins par un don unique ou régulier. N'ayant ni épargne ni biens immobiliers, nous allons, dès la fin de cette année, dépendre entièrement de la générosité de nos familles, amis et connaissances.


Nous vous remercions d'avoir pris la peine de lire cette lettre.

Le bulletin de versement ci-joint pourrait permettre à certains d'effectuer un don d'encouragement au départ de cette nouvelle étape de vie.

Si vous désirez manifester votre soutien plus régulièrement, merci de nous renvoyer le coupon ci-dessous.

Nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, chers amis, nos fraternelles salutations.

Notre nouvelle adresse :
Pierre et Jeannette Amey
Chemin du Châble 2
2072 Saint-Blaise

E-mail : bureau.amey@didaskalia.com
Pour éviter les trop nombreux spam, l'adresse n'est pas liée!
Pour l'utiliser, copiez-la dans votre messagerie avec la fonction copier/coller
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L'Université des Nations


Jeunesse en Mission (JEM). Il y a plus de quarante ans, en regardant les vagues déferler sur une plage, Loren Cunningham eut une vision. Les vagues devenaient des multitudes de jeunes qui, en équipes, partaient en mission pour dire et vivre l'Évangile au service et en collaboration avec les églises locales. La réalisation de cette vision a donné naissance au mouvement international Jeunesse en Mission.
Conscient que les jeunes ne pouvaient partir sans aucune formation à l'évangélisation, Loren Cunningham a créé l'École d'Évangélisation dont les premiers cours ont eu lieu en 1970 à Château-d'Oex.
Loren Cunningham avait reçu la conviction de venir en Suisse où il ne connaissait qu'un seul chrétien. Celui-ci habitait à Château-d'Oex. Après la phase pratique de cette première école, la semaine de bilan eut lieu dans une maison prêtée sur les hauteurs de Lausanne. Elle est devenue le premier Centre International du Chalet-à-Gobet.


L'École de Formation de Disciples (EFD). Cependant, si la première vague de jeunes était issue de familles chrétiennes, il en fut tout autrement de la deuxième. Par leur témoignage authentique et leur engagement sans réserve au service du prochain, les " Jemiens " ont touché d'autres jeunes, dont beaucoup venaient du mouvement hippie. Les Écoles d'Évangélisation se sont remplies de jeunes bouleversés et enthousiasmés par le message de Jésus, mais sans fondements chrétiens. Ainsi la nécessité d'une formation plus complète s'est imposée : l'École de Formation de Disciples était née. La première EFD en langue française s'est tenue en 1977 au Chalet-à-Gobet.

Une des convictions fondamentales de Loren Cunningham est la suivante : un jeune, touché par le message de Jésus, peut être utile quelque part dans le monde quel que soit son niveau d'instruction. Ainsi, vivre et confesser la foi chrétienne est la seule condition d'entrée dans les Écoles de Formation de Disciples, même pour ceux qui ne savent ni lire ni écrire. Quant au cursus, Loren Cunningham a imaginé dès le départ que toute EFD comprenne trois mois de formation de la personne et d'enseignement des fondements de la foi chrétienne, suivis de trois mois de pratique sur un champ missionnaire.

Depuis sa fondation, Jeunesse en Mission a permis à plus de 120'000 jeunes de consacrer un temps de leur vie au service du prochain. Parmi eux, des milliers sont restés au service des églises ou de différentes ONG. D'autres se sont intégrés aux équipes de JEM pour encadrer de nouvelles vagues de jeunes.

Très rapidement, pour répondre aux besoins du terrain, il a fallu créer de nouvelles formations dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la construction, de la technologie, de la communication et du développement communautaire. Pour accéder à ces nouvelles formations, deux conditions sont requises : avoir suivi une École de Formation de Disciples et, cette fois, savoir lire et écrire ! Ces formations sont offertes dans de nombreux pays, permettant ainsi aux plus démunis d'accéder à ces écoles, puisque ce sont les professeurs qui voyagent plutôt que les élèves.


L'Université des Nations. Avec les années, les exigences sont devenues telles qu'il a fallu créer des programmes de niveau académique. D'autre part, les jeunes qui avaient consacré parfois plusieurs années à se former dans ce type d'écoles, tout en disposant d'une pratique de haut niveau, se retrouvaient sans diplôme pour poursuivre leur carrière missionnaire ou professionnelle. Le temps était venu de créer de nouvelles structures : l'Université des Nations était née. Une des particularités de cette université est d'allier deux des trois modes de connaissance et de formation expliqués ci-dessous.
Les trois modes de connaissances :

L'enseignement formel ou scolaire : il est dispensé principalement en classe et vise l'acquisition du savoir.

L'enseignement informel ou spontané tel que l'apprentissage de la langue maternelle au sein de la famille.

L'enseignement non-formel sans structures ni lieux fixes, mais cadré dans le temps : il est basé plutôt sur le développement de la personne et de ses dons que sur un savoir spécialisé.

Il serait faux de penser que la prière, la Parole de Dieu et les révélations de l'Esprit Saint ne constituent que l'enseignement non-formel. Tom Bloomer, doyen de l'Université des Nations, écrit ceci : " Lorsqu'à l'Université des Nations, nous combinons les éléments d'un enseignement formel avec ceux qui sont non-formels, nous avons un potentiel incroyable car chacun de ces types d'éducation possède leurs forces et leurs faiblesses. Combiner les deux offres est la meilleure manière de former des jeunes qui vont, à leur tour, changer quelque chose au sein des nations ".

Ainsi, en réunissant dans un même cursus l'enseignement formel et non-formel, l'Université des Nations tente de relever un grand défi : allier, dans une même discipline, les exigences d'un travail scientifique de qualité avec la recherche de la pensée de l'Esprit Saint, ancrée dans la Parole de Dieu.

Cette vision de la formation a été appliquée par Jean Calvin, fondateur de L'Académie à Genève en 1559, dont Théodore de Bèze fut le premier recteur. Les conséquences pour l'Occident sont indéniables. Je cite l'Encyclopédie Universalis, tome 4, p.791 :

" Il ne faut pas oublier que le calvinisme a créé une nouvelle optique de la vie et qu'il est, suivant le mot de l'historien Émile Léonard, " fondateur d'une civilisation ". Pour Calvin, la religion est une affaire de toute la vie. On n'adore pas le Dieu vivant en se séparant du monde, en s'enfermant dans des cloîtres, en se livrant à une ascèse stérile. Tout est affaire de vocation. Chacun est appelé par Dieu à une œuvre particulière et il doit, à la place où il a été mis, travailler pour la gloire divine. Toutes les professions sont légitimes et appartiennent à un ensemble que Dieu dirige ".

Pour Landa Cope, doyenne de la Faculté des Communications et présidente des Campus en Suisse romande (elle supervisera mon travail), la caractéristique majeure de l'Université des Nations est d'organiser ses facultés à partir des attributs de Dieu. Elle explique :

" Nous avons à l'heure actuelle sept facultés, bâties chacune autour d'un des attributs de Dieu révélés dans la société.

- Dieu est Père, donc nous nous formons dans le domaine de la famille, de la relation d'aide et de la santé
- Dieu est Justice, donc nous nous formons dans le domaine des sciences humaines et des études internationales
- Dieu est Sagesse, donc nous nous formons dans le domaine des sciences de l'éducation
- Dieu est Parole de vie, donc nous nous formons dans le domaine de la communication
- Dieu est Beauté, Il est le potier et l'inspirateur des Psaumes et du Cantique des Cantiques, donc nous nous formons dans le domaine des arts
- Dieu est le Créateur, donc nous nous formons dans le domaine des sciences appliquées et de la technologie
- Dieu est le Souverain Sacrificateur, le Seigneur de grâce et de justice, donc nous nous
formons dans le domaine des ministères chrétiens

Nous essayons de redécouvrir le Dieu de la transformation communautaire dans tous ces domaines ".

Organisation et fonctionnement

L'Université des Nations a été fondée en 1977 par Loren Cunningham et Howard Malim Stadt, père et beau-père de Synthia et Tom Bloomer. Aujourd'hui, les 7 facultés décrites plus haut comprennent plus de 800 Écoles et Séminaires implantés dans 110 pays. Il est possible de suivre des cours en 46 langues différentes. Actuellement plus de 12'000 personnes travaillent à plein temps dans différents secteurs de JEM et plus de 16'000 jeunes suivent chaque année l'une des nombreuses écoles de l'Université des Nations.

La clé d'entrée de cette université mondiale demeure l'École de Formation de Disciples. L'Université des Nations délivre un certificat, un diplôme ou une licence en fonction des compétences et des unités de valeurs acquises dans différentes facultés, sans jamais oublier les stages sur le terrain.

Voici quelques domaines de formation possibles : Ministères chrétiens - Santé et Relation d'aide - Communication - Art - Éducation - Science et Technologie - Études Humanitaires et Internationales - Économie - Développement d'entreprises et Développement communautaire.

Sérieusement formés, ces étudiants sont très appréciés sur le champ missionnaire comme dans le domaine public ou privé. La Télévision suisse romande a déjà engagé une jeune présentatrice diplômée de la Faculté des Communications, ainsi qu'un caméraman après son EFD.

Cependant, sur les milliers de cours dispensés par l'Université des Nations, seuls quelques-uns sont en français et, de plus, ils sont souvent bilingues français-anglais. Mon ministère consistera donc à développer, avec une équipe, des Écoles de Formations de Disciples ainsi que d'autres cours ou écoles de l'Université des Nations en langue française, principalement en Suisse romande et en Afrique francophone.